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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

ELOGE FUNEBRE DU Général Pierre GRASSER,

prononcé à ses obsèques le 18 mars 2013 en l'église Notre Dame de l'Espérance de Montpellier
par le Général de division (gendarmerie) Georges DELCLOS,
Président de la Saint-Cyrienne pour l’Hérault
Gal Pierre GRASSER
 
Nous sommes réunis ici pour un dernier hommage au Général Pierre GRASSER dont la carrière militaire peut illustrer un livre d'histoire sur la 2ème moitié du XXème siècle et servir d'exemple aux nouvelles générations d'officiers.
Cette carrière s'articule en 4 périodes ponctuées par la scolarité à St-Cyr, le diplôme d'état-major, l'école de guerre, l'IHEDN.
De la première période, Résistance et Libération, nous retiendrons que dès l'âge de 17 ans le jeune Grasser montre sa détermination patriotique en participant le 11 novembre 1940 à la manifestation des lycéens et étudiants à l'Arc de Triomphe à Paris.
Naturellement, il refuse le service de travail obligatoire en Allemagne et rejoint en 1943 l'organisation de résistance de l'armée, prenant sa part aux actions du groupe Liénard.
Naturellement il s'engage en août 1944 au 2ème bataillon de choc de la 5ème division blindée avec lequel il participe à la campagne d'Alsace.
 
Admis à St-Cyr, il suit la scolarité de la promotion Rome et Strasbourg à Cherchell en 1944- 1945 et, sorti dans l'infanterie, il choisit de servir au 13ème BCA qui le conduit en Autriche.
Pas pour longtemps car il part en Indochine en décembre 1946.
Il va vivre une vraie épopée indochinoise, en 2 séjours entrecoupés d'un bref retour en Autriche.
De décembre 1946 à octobre 1949, il sert d'abord au 1er RIC en Cochinchine où il est gravement blessé puis, une fois rétabli, au 21ème RIC au Tonkin.
D'avril 1952 à juillet 1954, il sert dans le secteur du sud-ouest cochinchinois au 1er bataillon mixte d'extrême-orient puis à l'état-major du secteur.
Titulaire de 3 citations il est fait chevalier de la légion d'honneur à titre exceptionnel.
 
De retour en France et affecté en novembre 1954 au 159ème RIA, il embarque en août 1955 pour l'Algérie. Vont alors suivre huit années intensément vécues:
  • commandement du quartier de Beaupretre et Tizi Renif en Kabylie,
  • participation au centre d'entrainement du Colonel Bigeard,
  • deuxième bureau du commandant en chef , avec la capture du chef de la wilaya de Blida,
  • participation à l'opération aéroportée de Bizerte.
Entre ces activités, il a eu l'occasion de reprendre son souffle, si l'on peut dire, au stage du DEM, lors d'une affectation au 3ème bureau de l'EMAT, et en suivant le stage Parachutiste.
 
Reçu à l'Ecole Supérieure de Guerre en 1963, il quitte l'Algérie pour Paris.
A l'issue de son stage il entre dans une alternance de postes d'état-major et de temps de troupe notamment au 8ème Groupement de Chasseurs dont il sera chef de corps et à la division Emploi de l'EMAT.
Après l'IHEDN, il est en 1975, en raison de ses connaissances de l'Allemagne et de la langue allemande, nommé chef de la Mission de Liaison du CCFFA à Bonn auprès du gouvernement fédéral. Il y sera nommé général en mars 1980.
Passant en 2ème section, il se retire à Montpellier.
Des nombreux titres du général Grasser, je citerai ses grades de commandeur de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite, ses 6 citations dont 2 à l'ordre de l'Armée, ses 2 blessures de guerre.
 
Le général Grasser était membre de nombreuses associations et pendant huit ans qui ont suivi sa nomination en 2ème section, il a participé à la préparation des candidats à l'ESG, démontrant une fois encore sa sociabilité et son esprit de camaraderie.
 
Nous remercions le Général Grasser pour l'exemple qu'il nous a donné.
 
Le général Grasser s'était marié en février 1952. Son épouse qui l'a soutenu tout au long de cette carrière foisonnante est décédée en juin 2005. Les voici aujourd'hui réunis et nous leur dédions nos prières.
Nous présentons enfin nos condoléances à Mme Marie-Paule Grasser et à sa famille.

Henri PIBOULEAU est décédé le 3 septembre 2011

PIBOULEAU_Henri

Cahier de Marche indochine 1952-1953

Cahier de poésies

Né le 26 novembre 1929 à Béziers, Henri s'engage dans les Troupes de Marine à 20 ans.

Il rejoint le 13ème RTS stationné à Alger ou il suit une formation de base de soldat et le cours des mécaniciens.

Il rejoint Saigon en septembre 1951.

Caporal Chef il est affecté au BMTS 92. A la tête de sa section de supplétifs il est cité à l'ordre de la Brigade, le 15 avril 1954, pour une remarquable action offensive face à un ennemi très supérieur en nombre.

De retour en métropole fin 1953 il est nommé Sergent et affecté au 24ème RIC. Breveté parachutiste en juin 1954 à Carcassonne il est rejoint le Bataillon de marche du 24 à BATNA au sud de Constantine en Algérie.

Désigné pour continuer ses services sur la Côte françaises des somalis il part à Djibouti fin février 1957 pour servir à la 4ème compagnie du 16ème Bataillon d'Infanterie de Marine stationnée à Ali Sabieh proche des frontières somaliennes et éthiopiennes.

Il rentre en France fin 1959 pour rejoindre le centre d'instruction du 3ème RIMA à Rueil-Malmaison, puis au centre d'instruction du matériel à Montluçon.

Il termine sa courte, mais dense et captivante carrière, au 65ème RIMA à Albi.

A partir de 1965 une nouvelle vie dans les travaux publics commence sur Béziers, sa ville natale. Avec Francine, épousée en novembre 1954, il retisse les liens d'amitié et intègre les associations d'Anciens combattants mais aussi ses amis radiesthésistes.

Philatéliste, passionné de rugby, lecteur assidu d'ouvrages historiques mais aussi bricoleur tu n'as cessé, mon cher Henri, de rechercher et d'offrir la simplicité, la discrétion et la convivialité.

Tes Amis présents aujourd'hui sont venus saluer l'Homme de conviction et de devoir, l'Epoux attentionné et le Marsouin fier d'avoir servi dans la Coloniale.

Henri est titulaire de la Médaille Militaire, de la Croix de guerre TOE avec étoile de bronze, de la Médaille coloniale et des Médailles commémoratives d'Indochine et d'AFN.

A Dieu l'Ami. Repose en paix.

Paul CHASSAGNEUX

06 septembre 2011

Marcel RIVIERE REICHENBACH est décédé le 1er mars 2012

sgt_riviere_reichenbach_marcel

Rappel de carrière :

Août 1944 FFI
EVDG 80°RI 4°DMM
Algérie, Allemagne, Autriche
1947/50 6° RIC Indochine
1950 Instructeur CIP Fréjus
1951/54 BM du 21° RIC en indochine
1954 Arméee vietnaminne instructeur guérilla
1955 1/2 Brigade para Bayonne
1958 CM11 Melun, chef comptable

Décorations

CH/LH, MM, CG 39/45, TOE (4 Citations)

Articles rédigés par Michel Bain au titre de l'association des décorés de la légion d'honneur au péril de leur vie :


Rappel de la carrière militaire du sergent de la Coloniale Marcel Rivière

Notre ancien, Marcel Rivière, s’est éteint au Centre hospitalier de Fenailles (Séverac le Château) le 1er mars 2012 dans sa 87ème année.

Aveyronnais « pure souche » des Cannabières (commune de Salles Curan), il avait interrompu ses études et rejoint le maquis en 1944.

Séduit par le métier des armes et épris d’aventure, il s’engage dans la Coloniale et part en Indochine pour un premier séjour (1947/1949) au Tonkin, au 6ème RIC.

Après une année en France au 3ème RIC à Maison Laffitte, il repart pour un 2ème séjour en Indochine (1950/1953) au 21ème RIC.

Sa brillante conduite au feu comme chef de groupe, chef de section ou à la tête de partisans dans le secteur de Nam Dinh ou sur la frontière de Chine, lui vaut d’obtenir 6 citations élogieuses, la Médaille Militaire, et, des années plus tard, d’être fait Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

Marcel quitte l’Armée peu de temps après  son retour en métropole et va poursuivre des études philosophiques en Suisse. Il y rencontre son épouse et travaille comme relieur.

A la retraite, il se retire aux Cannabières. 

Veuf depuis quelques années, notre camarade avait conservé un très fort attachement avec le Vietnam, gardait pieusement le souvenir de son épouse, heureux de vivre dans son cadre ancestral, entre promenades avec son chien, lectures, et discussions avec voisins et amis.

Marcel Rivière a fait honneur aux armes de la France, à la Coloniale et sa famille et ses amis.

Article rédigé par Michel Bain au titre de l'association des décorés de la légion d'honneur au péril de leur vie :

 UN VRAI ET « VIEUX » SOLDAT NOUS QUITTE

C’est avec beaucoup d’émotion que notre Section DPLV du Languedoc Sud vient d’accompagner dans sa dernière demeure notre « vieil » ami Marcel RIVIERE. Au moins, du haut du Ciel dont il nous regarde désormais, il a pu se rendre compte de la trace indélébile qu’il a laissée parmi nous.
D’abord, comme il a fait sa carrière militaire dans la « Colo », une importante délégation de l’Amicale des TDM, conduite par le Colonel(E.R) Vincent RABOT, était présente aux obsèques; il faut y ajouter les présidents délégations et drapeaux des associations patriotiques locales ( Comité d'entente de Millau, SEMLH, Médaillés militaires, ONM, Retraités militaires, combattants de moins de 20 ans, Anciens d'Indochine) et de nombreux amis de ce petit coin de France où il avait su se créer des liens solides.
Les cérémonies ont eu lieu en présence de membres de sa famille et de celle de son épouse.

Oui, en effet, Marcel RIVIERE, s’est éteint au Centre Hospitalier de Séverac le Château le 1° mars 2012.
Aveyronnais de pure souche, Marcel s’était replié là, après une carrière militaire, bien remplie, depuis son engagement dans le maquis en 1944, puis celui dans la Coloniale où il s’illustra brillamment, surtout en Indochine. Cité cinq fois dont une fois avec palme, titulaire de la Médaille Militaire, puis fait chevalier de la Légion d’Honneur, il était le type même du combattant courageux, efficace, mais toujours modeste.
Il vouait un véritable culte à cette Indochine où il avait « décroché » toutes ses médailles. Revenu en Métropole, il va suivre des études de philosophie en Suisse où il rencontrera celle qui deviendra son épouse Avec elle il se replie sur les Canabières dans l’Aveyron, et depuis son veuvage, il vivait paisiblement dans ce cadre ancestral, promenant son chien fidèle, discutant avec ses voisins et amis et recevant avec beaucoup de joie les visites amicales que la Section lui rendait de temps en temps, malgré l’éloignement. Quelques jours avant son décès, Michel Bain et Guy Meunier, un de ses vieux amis depuis soixante ans, venaient de lui rendre une visite, à l’hôpital, sans illusion sur son décès qui allait survenir bientôt.

Au cours de la cérémonie, que l’Association avait organisée et à laquelle notre Section, grâce au dévouement de Michel Bain, de Meunier et de Jacques Bouthier a participé, un bref rappel de son passé militaire a été lu par Roger Fiorio, Président de Section DPLV, puis Mme Ourieux,le pasteur protestant, nous a invité à réfléchir sur la condition humaine. La salle était bien remplie, par tous ceux, voisins ou amis, qui avaient pu faire le déplacement, malgré le froid glacial dans cette arrière pays au climat rude, et ou pourtant Marcel avait vécu heureux jusque là. Entouré, dans son cercueil, par les nombreux porte Drapeaux des DPLV de la Coloniale et des Associations patriotiques locales, Marcel, a pu, depuis le Ciel, espérons le, entendre l’hymne des Troupes de Marine entonné par l’assistance, accompagné par la trompette de Shira , membre des TDM.
En fin d’après midi, accompagné de fidèles, comme Bain, Bouthier ou Meunier, pour ne citer que les membres des DPLV, ses cendres a été déposées au cimetière des Canabières, village qu’il aimait tant au cours d'une brève cérémonie. Le colonel Paul Chassagneux , président de l'ATDM34 a évoqué les derniers moments de convivialité vécus avec le défunt... Lecture de poèmes, ultime prière... sonnerie aux Morts, refrain de l'extinction des feux...

Mon cher et vieil ami, Marcel Rivière, nous te regretterons toujours et que Dieu te garde auprès de lui ; et si tu jettes de temps en temps depuis le Ciel, un oeil amical sur nous, sache que nous le ressentirons certainement.

Adieu, Marcel ! 
m_guinet
Notre camarade, journaliste à la retraite, nous a quitté le 1 avril 2012 dans sa 88ème année, il avait servi au BMICC à SHANGHAI de 1945/1946 comme 2ème cl

CCH_VITTE_Louis

 

Décès le 16/12/2010

Engagé volontaire au titre des troupes de Marine le 21/12/1964
Rejoint le 7°RIMa Affecté Djibouti 20/01/1966-25/01/1968, 61ème Escadron Blindé d'infanterie de Marine
Caporal a/c du 01/03/1967
409ème Bataillon des services
Caporal-chef a/c du 01/01/1969
Affecté Nouvelle-Calédonie, Nouméa, BIMAP le 08/04/1969
Rapatrié pour raison de santé le 20/01/1970