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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

Eloge funèbre de l’Adjudant-chef Eugène ROBIN

robin eugene

 

Eugène ROBIN, mon compatriote, mon concitoyen de Pignan, mon aîné dans les Troupes Coloniales (aujourd’hui ; de Marine), mon frère d’armes au sein de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault, dont le président le Lieutenant-colonel GUEGAN est ici présent, Eugène ROBIN je vous salue avec émotion, je salue aussi respectueusement votre famille dans le deuil ainsi que le souvenir de votre vie que vous m’avez laissé.

Vous êtes né en 1922, en Mauritanie. Votre père, militaire français servait dans un Groupe Nomade essentiellement composé de méharistes indigènes. Votre mère était indigène, Béidane. Après le rapatriement de votre père, c’est elle qui vous a élevé courageusement et c’est l’administration française qui vous a ouvert les portes du lycée de la ville de Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette ville était alors capitale administrative pour les territoires mauritaniens. Dans ce lycée vous vous êtes instruit et construit. Vous avez débuté votre vie professionnelle en tant que maître d’école, projeté au Mali (alors Soudan Français). Vos aspirations allaient au-delà et vous vous êtes engagé dans les Troupes Coloniales en 1947. Vous y avez fait une carrière réussie dans la spécialité de comptable des Corps de Troupe. Nommé sous-officier, vous avez gravi tous les échelons et vous avez terminé votre carrière comme Adjudant-chef, titulaire de la Médaille militaire, décoré de la croix de guerre des TOE et de la Valeur militaire. Ce parcours est le fruit de votre ténacité dans l’engagement à maîtriser intelligemment la situation de métis qui était la vôtre. Cette ténacité vous l’avez aussi déployée dans votre vie familiale. En effet, alors que vous serviez en Indochine, vous avez épousé une jeune Tonkinoise qui parviendra à vous suivre dans vos affectations successives et vous donnera trois enfants.

Cette ténacité s’est encore manifestée au début des années soixante, quand la Mauritanie accédait à l’indépendance. Il était prévu que vous soyez transféré à l’armée de ce nouveau pays, tandis que vous vouliez continuer à servir la France. Non sans quelques péripéties désagréables, vous êtes parvenu à vos fins, après modification de votre situation statutaire.

Votre carrière s’est déroulée au Sénégal, en Indochine, en Algérie, en Allemagne et en France pour s’achever dans une affectation dans le Sahara algérien en 1967. Au cours de celle-ci, vous avez déployé votre expérience professionnelle, ainsi que votre connaissance des hommes et de leur langue pour transmettre dans une rigoureuse dignité les matériels d’une importante base à l’armée algérienne.

Vous avez pris votre retraite, revenu à Montpellier et vous vous êtes installé à Pignan où vous vous êtes parfaitement intégré à la population. Vous avez aussi rayonné alentour, créant une section de l’UNSOR que vous avez présidée. A ce titre, vous avez été fait chevalier dans l’ordre national du mérite.

Eugène ROBIN, vous êtes mon frère dans la religion chrétienne, aussi c’est dans l’espérance de la résurrection des morts que je vous dis : « Au revoir », après vous avoir dit « A Dieu » lors de ma dernière visite à Mireval.

Le mercredi 12 novembre 2014 au temple de Cournonterral.

 

Général (2S) Louis FONDVILLE

Membre de l’ATDM34

 

Séjours ou Missions de l'ACH ROBIN
Sénégal (47/49)
Indochine (50/56)
Algérie (57/60)
Allemagne (60/62)
Sahara (62/67)Unités
1°RTS Saint Louis Sénégal (47/49)
12° GAC toulouse 1950
2° RAC Bie 1G1A Tonkin

Décorations
MM,CH/ONM,TOE, VM, CCBT, Commémo AFN, Sahara
Mérite colonial

Hommage à Stradivaius JAMIS

par le Colonel GEYRES, président de l'ANAI

Stradivarius JAMIS

Nous sommes rassemblés pour dire un dernier adieu, ou plutôt un au revoir à notre cher ami Stradivarius JAMIS, notre camarade de combat et d’activités associatives.

Il part au maquis à 16 ans et demi, participe à de nombreuses embuscades et avec un camarade il fait prisonnier 5 allemands avec leur armement, puis après le débarquement des alliés il s’engage et fait la campagne de France et d’Allemagne.

Puis c’est l’Indochine et au retour le Maroc à une époque troublée et il lui est attribué plusieurs lettres de félicitation, enfin l’Algérie.

C’est le retour en Europe d’abord Berlin puis Nîmes. Ses notes soulignent toujours sa compétence technique, sa disponibilité et son sens de l’humain vis-à-vis de ses subordonnés.

En 1972, c’est la retraite. Que cela ne tienne, notre ami entreprend une nouvelle carrière comme expert-automobile puis expert judiciaire auprès de la cour d’appel de Nîmes ; il est apprécié pour sa compétence et son dynamisme.

Après sa deuxième retraite, il se lance dans l’humanitaire, en s’engageant dans la « banque alimentaire » où le responsable, le gal Belgodère se félicite de son profond souci de l’humain et de sa totale disponibilité.

Enfin il nous rejoint au bureau des Anciens d’Indochine où il est chargé d’organiser l’ensemble de nos activités lucratives où il réussit parfaitement. L’ancienne présidente comme moi-même nous n’avons qu’à nous louer de ses initiatives en soulignant toutes ses qualités signalées ci-avant.

Mon cher stradi, tu nous as quittés brutalement, beaucoup trop tôt à notre goût ; nous ne t’oublierons pas de sitôt, nous te remercions pour tous les services rendus soit au service de la France soit au service de tes concitoyens.

Ma chère Simone, tu peux compter sur nous, soit les anciens d’Indo, soit les marsouins, pour te soutenir dans ces moments douloureux et nous te présentons, ainsi qu’à toute ta famille nos profondes condoléances.

Au revoir, STRADI

Stradivaius JAMIS

RAPPEL DE CARRIERE ET HOMMAGE AU MAJOR (TDM) FRANCIS TURELIER,
décédé le 24 août 2014
Prononcé par le colonel (TDM) MERCIER Christian lors des obsèques en l’église
St Paul de Montpellier le mardi 26 août 2014

turelier francis

 

 A lire : 66 Mois prisonnier des VIÊTS MINH
A lire :GUERRE 1944/1945 - ALSACE – ALLEMAGNE - OCCUPATION

Major Francis Turelier, Vous naissez en  1926,
Quand l’Allemagne envahit notre pays, vous avez treize ans et, très tôt, vous rejoignez la Résistance organisée.
Vous vous engagez et faites la campagne de  France (1944/45) au sein du 62ème Régiment d’Artillerie d’Afrique, franchissez le Rhin et atteignez Innsbruck.
Vous êtes outre-Rhin en 45/46. Cette année là vous êtes nommé brigadier puis brigadier-chef.
En 46, c’est l’Indochine. Vous participez à de nombreuses actions.
Le 5 juillet 1947 vous êtes blessé,porté disparu, épargné car il n’y a pas d’autres survivants. Vous êtes prisonnier du Vietminh. Cela dure 66 mois. Pendant plus de 5 ans ce ne sont que marches, contremarches, milliers de kilomètres à pied, camps plus inhumains les uns que les autres. Vous subissez tortures physiques et morales, privations. Pour autant, vous aidez et sauvez d’autres prisonniers. Vous aviez 21 ans lorsque vous êtes capturé et êtes libéré le 8 janvier 53. Plus de 70% des prisonniers sont morts.
Après un séjour au Val de Grâce, vous servez à nouveau en Allemagne de 53 à 55 au sein du 8 Régiment d’Artillerie Coloniale, êtes nommé maréchal des logis puis chef.
En 1955, vous vous mariez. Vous épousez Emma. Elle vous donnera 4 enfants.
55/57, Vous rejoignez le Régiment d’Artillerie Coloniale à Madagascar.
57/59, 3èmeRégiment d’Artillerie Coloniale en France;
Promotion au grade d’adjudant.
De 59 à 61, vous servez en Algérie au 10ème Régiment d’Artillerie Coloniale et vous voilà chef d’une harka. Vous êtes cité deux fois.
61/63, Fréjus, maison mère des Troupes de Marine. Nommé adjudant-chef.
63/65, c’est la Côte d’Ivoire.
65/70, 3ème séjour en Allemagne, notamment président des sous-officiers au 8ème Régiment d’Artillerie de Marine.
70/73, à nouveau Madagascar, chef du PC du général Bigeard qui vous récompense avec une lettre de félicitations.
75/78, Ecole d’Application de l’Infanterie à Montpellier, instructeur très apprécié en mortiers de 120mm et autos engins blindés.
76, nommé major.
77, couronnement d’une carrière de sous-officier, vous êtes Major à l’échelon exceptionnel.
78/80, dernier séjour outre-mer en Nouvelle Calédonie au Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique avec, entre autres, une nouvelle présidence des sous-officiers.
Le 14 janvier 1981, c’est le départ à la retraite. Vous avez servi 36 ans sous l’uniforme.
Avec vos bonifications de campagne, votre service s’élève au total exceptionnel de 66 ans.
Allez-vous reposer ? Certainement pas !
De 81 à 2001, soit pendant 20 ans, vous participez aux activités de différentes associations : prisonniers d’Indochine, Parents d’enfants et adultes handicapés, Centre d’aide par le travail, association St Paul et d’autres encore.
Major Turelier vous êtes Officier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec 1 citation, Croix de la Valeur Militaire avec 2 citations, Croix du Combattant Volontaire39/45, Croix du Combattant.
Vous ont été attribuées : la Médaille Coloniale avec agrafe Extrême-Orient, la Médaille commémorative 39/45 ave agrafes campagne de France et d’Allemagne, la Médaille commémorative d’Indochine,
la Médaille commémorative AFN avec agrafe Algérie, le titre de reconnaissance de la Nation, lettre de félicitations du général Bigeard, carte de prisonnier du Vietminh.
Vous êtes blessé à 3 reprises : 1 par balle au bras, 1 par arme blanche à la tête, 1 en captivité et vous êtes invalide à 100%.
Vous êtes le soldat à qui l’on dit «Vas», et il va.
Vous faites honneur au corps des sous-officiers des Troupes de Marine, à notre Arme.
Vous avez bien servi la France.
Nous nous inclinons devant Vous.
Nous vous disons «A Dieu»
A votre épouse, vos enfants et petits enfants, l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault présente ses condoléances.

RAPPEL DE CARRIERE ET HOMMAGE AU LIEUTENANT-COLONEL ROGER GOUTTE-SOLARD,

Prononcé lors de la cérémonie d’obsèques au centre funéraire de GRAMMONT / MONTPELLIER le 5 août 2014

goutte solard roge

Notre camarade, décédé dans son sommeil dans la nuit du 26 au 27 juillet dans sa 84ème année.
Il était né à VOLVIC dans le Puy de Dôme où les GOUTTE-SOLARD sont nombreux.
Appelé au service militaire en 1951, le jeune GOUTTE-SOLARD rejoint l’école des officiers de réserve de CHERCHELL d’où il sort aspirant en octobre de la même année.
Il est affecté au MAROC, au 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, stationné à SAFI, alors important port de pêche sardinier, à 200km au sud-ouest de CASABLANCA et 150 km au nord-ouest de MARRAKECH.
Les années 50 au Maroc qui précèdent l’accès à l’indépendance de ce pays en 1956, sont agitées. Le sultan Mohamed ben Youssef est envoyé en exil en 1953, remplacé par Mohamed ben Arafa, plus favorable à la présence française avant le retour de Mohamed ben Youssef, futur MOHAMED V, quelques mois avant la proclamation de l’indépendance.
Dans ce contexte, le 6ème RTS rejoint CAMP BOULHAUT, aujourd’hui BOUZIZA, en pays chaouia, à l’intérieur des terres à une heure de route de Casablanca et Rabat. C’est là que le notre camarade fera la connaissance de celle qui deviendra son épouse.
Jusqu’en avril 1955, le lieutenant de réserve en situation d’activité GOUTTE-SOLARD, avec son unité, participe à de nombreuses opérations de maintien de l’ordre.
Puis c’est le retour en métropole, en famille, à Strasbourg, où Roger prépare le concours d’entrée à l’Ecole spéciale militaire interarmes où il est admis, rejoignant Coëtquidan en 1956. Avec ses camarades de la promotion Franchet d’Esperey, il quitte l’Ecole en 1957 avec le grade de sous-lieutenant.
En 1958, après son stage d’application à ST MAIXENT, le sous-lieutenant GOUTTE-SOLARD est affecté en Algérie, au 23ème Bataillon d’Infanterie de Marine, à BOURKIKA, village de colonisation dans le secteur de Blida, dans une zone autrefois marécageuse assainie par les colons, et grande productrice de vin, au pied du petit djebel GUERROUAT. Il y séjournera deux ans comme chef de section et commandant de compagnie, cité comme « jeune officier, payant sans cesse d’exemple, animé d’une foi inébranlable en sa mission de pacification. Animateur de la nouvelle cité de la nouvelle cité de BOUKIKA, édifiée avec ténacité, malgré les difficultés. A gagné l’estime de la population par son dévouement. A participé à toutes les opérations de son unité... »
La carrière de notre camarade des Troupes de Marine l’emmène maintenant vers d’autres cieux, en Côte Française des Somalis, aujourd’hui République de Djibouti, en 1960/1962, où il contribue efficacement à la création d’une piste le long de la frontière du Somaliland pour interdire l’accès des terroristes.
Puis c’est le Régiment de Marche du Tchad à Pontoise, où, capitaine, il commande une compagnie avant de repartir outre-mer pour un séjour de 2ans en et demi 1966/68 comme conseiller technique auprès du commandant malgache de l’Ecole du service civique dans la jolie ville d’ANTSIRABE.
Il passera ensuite 6 ans au 43ème Régiment blindé d’Infanterie de Marine à OFFENBURG, au pays de Bade, en Allemagne, comme adjoint puis chef de bureau instruction. Promu commandant en 1972 et désigné pour servir au Gabon, il est victime d’un grave accident qui lui laisse de lourdes séquelles et reste affecté au 43ème jusqu’à son départ pour la Côte d’Ivoire en 1975 comme chef du Bureau d’aide militaire à Abidjan.
De retour en métropole en 1976, il prend le commandement de la 22ème compagnie divisionnaire à Amiens. Promu lieutenant-colonel en 1978, GOUTTE-SOLARD commande le Centre de documentation de l’Armée e Terre de la 54 Division militaire territoriale de Montpellier de 1980 à 82, année où il quitte le service actif et prend sa retraite.
Ses qualités humaines transparaissent à travers sa carrière : rigueur, ténacité, compétence, amour du travail bien fait, ouverture sur les hommes et les civilisations autochtones, modestie, faculté d’adaptation.
J’appartiens à ceux qui l’ont connu dans sa période « retraite », comme beaucoup d’entre nous ici.
Nous avions participé ensemble et avec d’autres dans le début des années 1990 à la création de l’Amicale des Anciens des Troupes de Marine de l’Hérault. Les interventions de Roger étaient toujours pertinentes. Grand organisateur de sorties touristiques très conviviales, il a longtemps été actif dans ce domaine chez nous comme dans d’autres associations.
Il avait aussi la passion du bridge qu’il partageait avec son épouse.
Sa parcelle/jardin était son lieu de ressourcement avant que l’âge ne l’oblige à la vendre. Nous y avons parfois déjeuné entre hommes pour notre plus grand plaisir, y chantant, en fin de repas, des chants « colo » ignorés des oreilles chastes.
Sous son aspect un peu rugueux, peut-être liée à sa surdité, notre ancien était un homme de coeur.
Le lieutenant-colonel Roger GOUTTE-SOLARD était St Cyrien, chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de la Valeur Militaire avec une citation, de la croix du combattant.
Il a fait honneur aux armes de la France et aux troupes de Marine
Nous en garderons fidèlement la mémoire ; nous sommes heureux et fiers de l’avoir connu.
A Dieu, Roger
Michel Bain, lcl TDM (H)

Cérémonie des obsèques de Claude GUERRERO le 15 mai 2014

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L'ATDM34 était présente avec son drapeau pour rendre un dernier hommage à Claude GUERRERO

 
Claude GUERRERO était un de nos premiers EVAT au 3° RIMa et il a été cité au Tchad.
Michel a coordonné avec le curé l’hommage que nous voulions rendre à Claude après accord de la famille. Le drapeau de notre pays a recouvert le cercueil, Roger a porté le drapeau et Louis les décorations. Après la messe, sur le parvis de l’église nous avons rendu les honneurs et chanté l’hymne. Il y avait également Jean VILLENAVE, 1° président de l’ATDM34 et le GAL (2s) BONNINGUES. Claude VERIN a pris des photos devant l’église.