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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

Obsèques du Général Michel RAGUEZ

raguez
Le 17 mai 2016 l'A.T.D.M.-34 participait aux obsèques du Général Michel RAGUEZ. Le Père CHANLIAU Christian, ancien aumônier des Troupes de Marine et fidèle adhérent à l'Amicale,  a officié à l'occasion de cette cérémonie.
Comme à l'accoutumée nous avons tenu à honorer notre Ancien. Le Lcl. (er) Christian GUEGAN, Président de l'Amicale, absent en mission, était représenté par le Col. (er) Jean-Yvon FEVRIER entouré de plusieurs membres de l'Amicale : notre porte-drapeau Daniel VERIN,  le Général (2s) Michel RALL,  le Col. (er) Christian MERCIER,  le Lcl. (er) Georges BARTOLI, et Francis CARRIZO.
Se tenaient à nos côtés, le Général (2s) Hervé CHARPENTIER, le Général (2s) Jacques BONNINGUES, le Colonel RISDORFER ainsi que les délégations extérieures au département représentant les 3ème et 8ème R.P.I.Ma.  : Le Chef de Bataillon (er) André PIASKOWSKI et son épouse et l'ADC. Daniel SCHLUTIG.
Ces obsèques ont été marquées par une grande sobriété et simplicité dans un lieu de culte discret au sein du cimetière de Saint-Gély-du-Fesc où tout inspirait à la réflexion et au souvenir. La prière du para a été chantée en fin d'office. L'éloge funèbre ainsi que le dernier salut des drapeaux D.P.L.V.-L.S. et A.T.D.M.-34 ont été réalisés à l'extérieur sur le parvis.
Après une fin de vie difficile du fait de sa maladie, le Général Michel RAGUEZ est parti vers une paix bien méritée.
J.Y.

Éloge funèbre de René FINOSKI (1935 – 2016)

FINOSKI Rene
René FINOSKI, notre Ancien, cher Camarade, je vous salue avec respect et émotion.
Je salue également votre famille dans le deuil et lui présente nos condoléances.
Dans ces moments difficiles, j’assure votre épouse Maryse du soutien de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault. Nous pensons également à vos fils Eric et Frantz et vos petits-enfants Rémy, Silvio, Eliot et Agathe et à votre famille.
Vous avez rejoint notre Amicale en 1999. Une forte délégation est aujourd’hui présente à Castries pour vous rendre hommage. Des Amis et des délégations d’amicales et d’associations sont également présents.
Vous êtes né le 9 janvier 1935 à Marly La Ville. Vos parents d’origine polonaise ont rejoint la France et vous étiez reconnaissant à notre Pays de les avoir accueillis. Vous avez effectué votre service militaire pendant la Guerre d’Algérie au sein du 3° Régiment de Parachutistes Coloniaux. Vous y avez gagné deux citations. Vous étiez fier d’avoir servi votre Pays.
Vous avez exercé le beau métier de tapissier-décorateur et vous étiez compagnon du Tour de France.
Pendant 40 ans vous avez été le Président du centre Apicole de l’Hérault et de l’association « Les jardins de l’Espoir » du Centre communal d'action sociale de la Mairie de Castries.
Au sein de notre Amicale vous vous investissez dans les activités et vous faites partager votre passion. Rappelons-nous la belle journée des Abeilles que vous aviez organisée avec Maryse en mai 2012. Vous avez fait partager votre passion aux membres présents de notre Amicale et tous en gardent un excellent souvenir.
Nous garderons de vous le souvenir d’un homme droit, toujours prêt à rendre service et ouvert aux autres.
Aujourd’hui dans cette église Saint-Joseph de Castries, je veux vous témoigner notre reconnaissance et rendre hommage au soldat que vous avez été.
Vous êtes décoré de la Médaille Militaire, de la Croix de la valeur Militaire avec 2 citations, de la Croix du combattant volontaire, de la Croix du combattant, de la médaille Commémorative A.F.N. « Moyen-Orient ».
Pour votre action au sein de notre Amicale le Mérite colonial vous a été attribué.
Nommé Chevalier du Mérite Agricole en 2001 vous avez été promu au grade d’Officier en 2012.
René, vous avez fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine.
Nous nous inclinons devant vous et nous ne vous oublierons pas.
Devant votre famille, vos amis et vos camarades nous vous disons « A Dieu ».

Le mercredi 25 mai 2016 à Castries.
Lieutenant-colonel (er) Christian GUEGAN
Président de l’ATDM34
RIBOULOT Fernand
Le mercredi 6 avril, l'ATDM34 a participé aux obsèques de l'Adjudant Chef RIBOULOT qui ont eu lieu à l'église du Crès. L'église était pleine et quatre prises de parole ont évoqué la brillante carrière de Fernand rappelant à chaque intervention la fidélité, la volonté, le courage et le dévouement de l'intéressé.
Le Lcl (er) GUEGAN, notre Président, excusé en mission, était représenté par le Col(er) FEVRIER lui-même entouré d'une forte délégation de l'ATDM34 : J. BOUTHIER, L. LARMANDE, H. MEUNIER, V. RABOT et LILIA ,  D. VERIN et notre porte drapeau R. RAYBOIS. L'éloge de l'Amicale a insisté sur la riche carrière de l'Adjudant Chef qui a débuté par le maquis, les FFI puis l'armée de libération, le Maroc, Madagascar, les FFA, l'Indochine, la Haute Volta et enfin l'Algérie. Avant de prendre sa vraie retraite il avait servi auprès des mairies de Castelnau et de Montpellier.
Sa brillante vie avait été sanctionnée par l'attribution de nombreuses décorations dont la Médaille Militaire, la Croix de Guerre des TOE, la Croix de la Valeur Militaire, la Croix du Combattant volontaire et la médaille des réfractaires. Il avait été cité au cours de ces opérations à l'ordre de la Division et du Régiment. Ces distinctions justifient, si besoin était,  la présence de 6 drapeaux : UNC, Médaille Militaire (2), Troupes de Marine et Anciens Combattants (2).
Avant son départ vers sa dernière demeure dans l'Aude, nous avons salué sa dépouille en entonnant l'hymne de l'Infanterie de Marine marquant ainsi notre attachement à notre fidèle adhérent de l'Amicale et au grand soldat qu'avait été l'Adjudant Chef RIBOULOT Fernand.

Jean-Yvon FEVRIER

Rappel de carrière et Éloge de l’adjudant-chef Jacques BONNAFOUS,

décédé le mercredi 20 janvier 2016,
Prononcé en l’église St Sauveur d’Aniane le 23 janvier 2016
ACH BONNAFOUS Jacques
Notre camarade Jacques BONNAFOUS a servi 20 ans les armes de la France, une carrière relativement courte toute entière effectuée dans les Troupes coloniales, redevenues Troupes de Marine, après la proclamation de l’indépendance de pays issus de l’Empire colonial français, L’essentiel de sa carrière s’est déroulé hors de France métropolitaine.
FIERTÉ...
Pour tous ceux qui ont servi dans la Coloniale, la première fierté, c’est la FIERTE PATRIOTIQUE, celle d’avoir fait flotter le drapeau tricolore, au-dessus de son poste, en Indochine ou en Algérie, en tournée de brousse en Afrique, parfois avant le match de football contre les jeunes du village, partout où il s’agissait d’affirmer la présence française.
FIERTÉ D’APPARTENIR A UNE ARME PARTICULIÈRE, dont le signe de reconnaissance est l’Ancre de Marine, symbolisant la vocation à servir hors de France métropolitaine, en Asie, en Afrique Noire ou blanche, dans l’océan indien ou sur les iles du Pacifique, partout où le devoir commande, toujours volontaire.
LA TROISIÈME FIERTÉ plus personnelle, est d’avoir eu sous ses ordres ou côtoyé des hommes et des femmes de civilisations différentes, d’avoir tenté de les comprendre et de les aimer, ébloui par les étonnantes différences d’apparence, de culture, de paysages que nous offrent le monde, et d’avoir étanché sa soif d’aventure.
Fiertés dont à la retraite, l’adjudant-chef BONNAFOUS ne faisait probablement pas état, soit par modestie, soit que l’air du temps ne s’y prêta pas.

Engagé à 21 ans, à sa majorité, Jacques BONNAFOUS, signe son contrat au Centre administratif des troupes Coloniales de Toulon en 1948 comme artilleur. La même année, il est affecté au Sénégal, dans la presqu’ile du Cap Vert où il restera 3 ans, d’abord à Thiès au Détachement Militaire Autonome, puis à Dakar, où les positions d’artillerie de défense côtière sont nombreuses ; c’est de ce port que s’en vont les renforts de tirailleurs de toute l’Afrique Occidentale Française, immense territoire qui recouvrait le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina-Faso, le Niger, la Guinée, La Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, pour aller faire campagne en Indochine, à Madagascar ou au Maghreb.
En fin de ce premier séjour, BONNAFOUS part en Indochine, où il sert au Tonkin au 2ème Régiment d‘Artillerie colonial ; des tirailleurs sénégalais sont présents dans ce régiment et les obus y sont tirés en grand nombre pour contrer la poussée des indépendantistes communistes du Vietminh.
Bonnafous est blessé en cours d’opération et fait l’objet d’une belle citation à l’ordre de La Division.
Après deux ans dans le delta du fleuve rouge, vient un bref retour de quelques mois à Castres, garnison du 2ème régiment d’Artillerie Coloniale, au sein duquel il est envoyé en Algérie de 1953 à 1956, participant aux premières opérations de ce qu’on appellera plus tard la guerre d’Algérie.
Puis c’est le Soudan, au camp de Kati à 15km de la capitale du Mali actuel, immense camp militaire, souvent foyer d’insurrection depuis l’indépendance du pays. Trois ans de séjour, c’est long dans cette région où la chaleur est parfois intense et les moustiques virulents !
Toujours volontaire, Bonnafous va maintenant servir dans le sud algérien pendant 5 ans de 1960 à 1966, région du Sahara où la France expérimente sa bombe atomique et découvre des champs pétrolifères.
Dernier séjour de deux ans et demi à Madagascar, la grande et belle île mi-africaine, mi asiatique, poisson pilote au flanc est de l’Afrique, en coopération militaire technique avant de rejoindre définitivement la métropole et d’être admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1969.
Jacques Bonnafous est alors adjudant-chef, le plus haut grade dans le Corps des sous-officiers. Un adjudant-chef, de son temps, c’est quelqu’un. Ne dit-on pas, en plaisantant, bien sûr, que notre Saint-Père le pape lui-même s’est mis au garde-à-vous devant un adjudant-chef en visite au Vatican !
Sur une carrière de vingt ans, ses plus belles années d’âge d’homme, Jacques Bonnafous en a passé 17 outre-mer, souvent dans des conditions éprouvantes, parfois en guerre.
Sur sa médaille militaire, figure la devise : « Valeur et Discipline », devise qu’il a mise en pratique durant toute sa carrière.
Sa famille peut être fière de son parcours dans la Coloniale, comme nous le sommes de l’avoir compté parmi les membres de notre Amicale héraultaise des Troupes de Marine.
A Dieu, mon adjudant-chef
Michel Bain

Lodève le 17 novembre 2015

olivier claude
Après une carrière aussi dense, Faire l’éloge de  Claude Olivier n’est pas chose facile.
Permettez moi tout d’abord de saluer, tous ceux (famille, amis, anciens combattants et Porte drapeaux) qui sont dans la peine et regroupés ici pour te rendre un dernier hommage.Tu t’es engagé volontaire pour 4 ans fin 1944, pour rejoindre le 23ème R.I.C. où,  dès janvier 1945 tu figures nommément sur les effectifs du Régiment cité à l'ordre de l'armée.
Blessé à la main droite le 20 janvier par un éclat d’obus de mortier de 50 mm, tu es Cité à l'ordre du régiment.
Tu suis le Régiment en Allemagne occupée de mai à octobre 1945, puis tu pars en Indochine pour presque un an en novembre.
Promu caporal en janvier 1949, tu es de nouveau Cité, à l'ordre de la Brigade en juin de la même année.
Affecté au 6ème Cdo. Franco- Laotien d’août 1946 à janv. 1950, tu es promu caporal-chef en octobre 1949, et encore cité à l'ordre de la division le 24 octobre.
Brève période plus calme au 24ème R.I.C. au Sénégal de janvier à septembre 1951  avant un nouveau départ au 110ème R.I.C. au Tonkin jusqu’en 1953.
Tu effectues ensuite un séjour dans les Forces Françaises en Allemagne en 1954. Puis es affecté en Afrique Equatoriale Française jusqu’en 1957 où, promu Sergent-chef, tu pars en  Algérie du jusqu’en 1959.
Un autre séjour en République Centrafricaine  entre 1960 et 1962 (à Bouar avec comme chef le futur Général Bigeard).
Au retour tu es affecté au titre de la Coopération, et séjournes d’abord en Haute-Volta (l’actuel Burkina-Faso) où tu es promu Adjudant en 1964. Puis en Mauritanie en 1965-66 et enfin tu retournes à tes premières amours auprès du Gouvernement royal du Laos entre 1967 et 1970 où tu es fait chevalier de l’Ordre du règne du Laos par sa Majesté le Roi Sri Savang Watthana pour services rendus au Pays où tu travailles à l’Hôpital comme infirmier anesthésiste. Là, tu es promu Adjudant-chef et tu y termineras ta carrière militaire en 1970.
Cette carrière est le reflet de ta forte personnalité et de ton caractère affirmé (difficile dirons certains) mais après avoir subi tant d ‘épreuves qui pourrait se permettre de te juger ?
Tout cela - pour faire court -,  sans parler de la deuxième carrière qui t’attendait en France comme infirmier diplômé d’état. Et ton implication notamment dans le monde des Anciens-Combattants où tu as été pendant 10 ans Président de l’Association des Médaillés Militaires de cette ville « dont le Drapeau rehausse le caractère de cette cérémonie et je l’en remercie particulièrement ».
Avant de lire tout à l’heure (lorsque les honneurs militaires te seront rendus à la sortie de cette église) la citation dont tu étais le plus fier, je voudrais, au nom de tous nos camarades ici rassemblés, rendre hommage au soldat que tu as été en ayant participé il y a près de 70 ans à la libération de la France et à la défense des valeurs de notre République partout où le devoir t’appelait.
Décoré de la Médaille Militaire au feu, de la croix de Guerre 39-45 avec citation, de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec 3 autres citations dont une à l’ordre de la Division, Claude, tu as fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine. Nous nous inclinons devant toi et ne t’oublierons pas.

Selon ta volonté, je vais maintenant vous donner lecture de la Citation dont il était le plus fier :
Le Capitaine Mombereau commandant le 6° Commando Franco-Laotien certifie que le caporal Olivier Claude, Jules, Marcel a été cité à l’ordre de la Division au cours des opérations de Muong-Pang.
« Caporal infirmier d’un courage et d’un dévouement à toute épreuve. Tombé dans une embuscade, le 3 mai 1949 à Muong-Pang, organise très rapidement la défense. Au milieu de l’explosion des mines et des grenades, réussit à dégager son groupe en ramenant trois chasseurs grièvement blessés. Leur prodigue les premiers soins sous un violent tir de mortiers de 50, forçant l’admiration de tous par son calme et son sang froid ».
- Cette citation donne droit au port de la croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec étoile d’Argent.